⋯ Exploration, Reconnexion, Libération, Transformation, Renaissance ⋯

"Voyager, c'est partir à la découverte de l'autre. Et le premier inconnu à découvrir,
c'est vous." Olivier Föllmi
MON HISTOIRE
D'abord, merci pour votre passage sur mon site :) Voici une partie de mon cheminement et ce qui m'a amenée ici, même si aujourd'hui je me sens de moins en moins attachée et identifiée à mon histoire.
En ce qui concerne les accompagnements, je suis coach et thérapeute depuis 2020 et j'ai en parallèle travaillé comme RH et coach interne dans un studio de jeux vidéo.
La relation d’aide fait partie de ma vie depuis longtemps car aussi bien dans la sphère personnelle que professionnelle, j’ai toujours été encline à écouter, rassurer, déculpabiliser, encourager, rebooster les personnes autour de moi.
C’est simple : j’aime profondément l’humain et la magie des interactions. Et de nature curieuse et enthousiaste, je suis fascinée par le fait d'expérimenter et apprendre.
Guidée par mes élans et inspirations, je me suis donc reconvertie professionnellement au gré de mes envies, laissant peurs et croyances limitantes de côté autant que possible et écoutant d’ailleurs peu l’avis (la vie) des autres.
Pourtant, ce n'était pas gagné !

Née en région parisienne, je me souviens me sentir dès le plus jeune âge en décalage complet avec mon environnement, allant même jusqu'à me demander ce que je faisais là.
Enfant, j’étais une vraie éponge émotionnelle. Et très vite, on m’a collé l’étiquette de l’hyper-émotive, celle qui fait du cinéma... dans un contexte où les émotions étaient considérées comme plutôt irrationnelles et où il valait mieux ne pas faire de vagues et prétendre que tout était normal.
Parallèlement, à l’école primaire, j’étais régulièrement chahutée par les autres enfants. Timide et craintive, je ne parvenais pas à m'intégrer et j'avais envie de me faire toute petite pour qu’on me laisse tranquille.
J’étais d'ailleurs très souvent malade, ce qui me valait des injections d’anticorps chaque semaine.
Au lycée, j’ai inversé la tendance et me suis affirmée, ne cherchant plus à rentrer dans un moule pour être acceptée (et aimée). Et je ne suis presque plus jamais tombée malade.
C'était la période rebelle, ma façon de dire "maintenant j'existe, je n'ai plus peur et rien ne peut m'arrêter".
Je me revois avec mes piercings, looks excentriques et expériences capillaires en tout genre, le tout saupoudré de colère dès qu'on appuyait sur le bouton injustice.
Seulement, qui dit colère, dit souvent tristesse déguisée et non-acceptation.
De ma vie d'enfant à aujourd'hui, j’ai ainsi expérimenté les cinq fameuses "blessures de l’âme" à l'origine de nos maux, selon Lise Bourbeau (ou blessures émotionnelles) : injustice, rejet, humiliation, abandon et trahison.
Les deux premières ont été les plus présentes et récurrentes. Mais attention, je ne me définis pas à travers elles. Elles m'ont enseigné énormément de choses, certaines sont parfois réactivées par des situations ou des personnes, mais de moins en moins souvent et avec une intensité émotionnelle de plus en plus faible. Et même si elles l'étaient à nouveau de façon plus vive, ce serait OK : la guérison n'est pas linéaire mais se fait en spirale, rien n'est permanent, et cela voudrait dire que des couches plus profondes sont prêtes à êtres vues.
💡 Petit aparté :
Ce qui cause souvent le plus de souffrance est le fait de résister à ce qui nous traverse mais aussi de juger et créer un narratif avec notre mental. Pas les événements en eux-mêmes (neutres).
Quand quelque chose de vécu comme inconfortable émerge, on a tendance à y résister et à chercher à lutter, l'anesthésier, solutionner, fuir, ou l'ignorer. Et c'est aussi OK : nous sommes faits comme cela, avec des mécanismes de défense conçus pour nous protéger, l'important étant d'en avoir conscience :)
Tout comme l’être humain a tendance à s’identifier et s’attacher aux facettes qui composent son personnage, à des étiquettes, un métier, aux rôles qu'il joue (consciemment ou non) dans tel ou tel contexte...
Et à entretenir des histoires, qui avec le temps peuvent se transformer en croyances limitantes, finissant ainsi par créer sa réalité (ex : "je suis hypersensible donc je ne peux pas aller dans un centre commercial car cela me vider de toute mon énergie").
Mon intention quand j’accompagne des personnes est alors d’aider à prendre conscience de certains mécanismes certes "normaux", mais potentiellement enfermants, dans lesquels on peut rapidement tourner en rond et se perdre.

Une fois jeune adulte, animée par l’envie d’explorer et d’expérimenter, j'ai eu la chance de vivre certains rêves, le plus marquant ayant été un tour du monde d'un an en solo.
Peu avant mes 25 ans, après une tentative infructueuse de travail en Crête, je suis partie à Londres. Au moment où j'envisageais de rentrer à Paris car j'arrivais au bout de mes économies, ne trouvant pas de "vrai" boulot, j'ai passé un entretien pour devenir reporter, payée donc à voyager – un de mes rêves.
Malgré le fait de m'être trouvée nulle durant l'entretien de
2 heures et de ne pas avoir fait d'études de journalisme, j'atterrissais à Istanbul 4 jours plus tard pour commencer ma formation avec une équipe sur le terrain.
J'y ai passé un an au total et aussi plusieurs mois à Mumbai, Manille, Jakarta. Puis donné vie à mon tour du monde, vécu juste après à Sydney, et ensuite baroudé 6 mois en Afrique et campé dans la nature dans un endroit différent chaque nuit durant 9 semaines, de l’Afrique du Sud au Kenya.

La Vie – notre meilleur enseignant – m’a appris que tout est possible quand l'impulsion part de l'espace du coeur.
Car oui, c’est souvent quand on fait les choses de manière désintéressée, sans chercher, attendre ou s'attacher à une envie de résultat, que tout arrive au "bon" moment et de la façon la plus juste possible.
Ces années de voyage n’ont fait que renforcer mon amour de l'existence terrestre et du Vivant sous toutes ses formes.
Et puis, il y a eu mon "réveil spirituel" qui a commencé en 2008 lors du reportage en Inde, mon pays de coeur.

Une fois rentrée en France, je suis tombée amoureuse de Paris, à ma plus grande surprise. J'ai donc décidé de ne pas repartir tout de suite et suis devenue prof d’anglais, intervenant chaque semaine auprès de 13 classes d’étudiants de Bac +2 à Bac +5 après une première expérience en collège-lycée.
Régulièrement, en fin de cours, certains venaient me voir pour vider leur sac et se confier sur leurs difficultés personnelles, insécurités, ou souffrant d’un manque de confiance en soi. Encore aujourd'hui, je suis touchée par ces échanges et cette marque de confiance.
Puis quelques années plus tard, j'ai déménagé près de Barcelone, parallèlement à une succession d'événements bien déstabilisants, mais qui comme le reste m'ont beaucoup appris. Une chose qui m'a profondément marquée a été le fait qu'au coeur de la tempête, bien qu'épuisée et faisant face à la plus grande peur de ma vie, tout en revivant en même temps les fameuses blessures émotionnelles, je me sentais portée par une force et une foi indescriptibles.

Depuis, d'autres expériences et rencontres mon permis de mettre en lumière ce qui avait encore besoin d'être vu. Progressivement, j’ai retiré couche après couche, digéré, accepté, mais aussi pardonné : ça s’est fait tout seul avec le temps, sans forcer et surtout sans faire de "travail sur soi". Spoiler alert : je n'aime pas ce terme, tout comme je ne suis pas fan du "développement personnel / spirituel" (= qui à mes yeux nourrit la personnalité / l'ego spirituel), et encore moins des promesses miracles du tourisme/marketing spirituel qui pullule sur les réseaux.
Par ailleurs, ces situations inconfortables et certains deuils m'ont fait prendre conscience d'à quel point mes besoins avaient changé, notamment celui de sécurité, stabilité et ancrage. Et j'ai fait le parallèle avec l'enfance.

Aujourd'hui, j'ai plaisir à mener une vie plutôt simple et je ne suis plus en quête de l'extraordinaire, qui est déjà partout.
J'aspire au calme, à l'équilibre, à vivre dans le présent le plus possible. Je n'ai plus envie de remplir mon quotidien d'expériences, ni d'accumuler ou d'avoir toujours quelque chose d'excitant qui se profile. Je continue d'apprendre à suivre le flux de la Vie, lâcher prise, ne pas chercher à tout contrôler... le tout en faisant entièrement confiance au processus, à mon corps (notre meilleure boussole) et à ma guidance intérieure.
Et grâce au passé, je sais qu'on est tous capable de surmonter les épreuves et de vivre détaché et en paix par rapport à des événements autrefois douloureux. Si quelque chose se présente, nous sommes équipés pour y faire face et nous avons la capacité de rester centrés au coeur de la tempête. Chaque situation inconfortable est d'ailleurs l'occasion de mettre cela en pratique. Et puis, tel un enfant, c'est en tombant et en se relevant que l'on apprend à marcher.
